Association Historique de Mons-en-Baroeul. Active depuis 2000, elle rassemble plus de 150 membres. L'Association Historique de Mons en Baroeul organise des visite du fort de mons, des expositons et des publications

 

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Mémoire vivante

 

A.O.C. monsoises

Comme au jeu des quatre coins, elles sont cinq pour quatre noms, les salles du Parc du Baroeul qui seront désormais désignées par quatre noms de lieux-dits, à la place des lettres A, B, C, D, que nous connaissions bien, car La Fermette reste La Fermette.

 

Pierre Leroy Salembier conduit cet attelage à l'entrée de la ferme du Tape Autour en 1952. Le seul point de repère visible ici est la rue du Général de Gaulle, à l'arrière-plan, où l'on aperçoit la corroierie et bourrellerie de Charles Demy.

 

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La salle A devient la salle du Tape Autour.

 

L'origine du lieu-dit Tape Autour s'explique aisément par la présence de tonneliers travaillant autrefois pour les proches brasseries. Ils étaient, soit salariés de celles-ci, soit établis à leur compte. Dans la fabrication d'un tonneau, le geste le plus familier était de « taper autour » inlassablement, de manière à ce que les lattes de bois prennent progressivement la forme voulue. Ce lieu-dit englobait la vieille route de Roubaix (rue du Général de Gaulle), à hauteur de l'actuelle brasserie. Il existait là deux brasseries au début du xxe siècle, notamment la célèbre Brasserie coopérative de Mons-en-Barœul, rachetée en 1965 par Pélican et en 1988 par celle que nous connaissons. Deux autres étaient situées ailleurs.

 

Bien des communes de notre région et de Wallonie possèdent une voie ou un quartier baptisé « Tape Autour », rappelant combien les brasseries, naguère, étaient nombreuses.

 

L'opération dite du "tape autour" à la tonnellerie du Sac au dos de Monsieur Leclerc. Son épouse tenait l'estaminet du même nom.

 

Le plus jeune garçon a été identifié, il s'agit de Remy Reynaert.

 

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B comme la salle de La Briqueterie.

 

Si Mons en Barœul a peu connu d'activités industrielles, la fabrication des briques a donné du travail à un nombre assez conséquent de nos compatriotes au cours des siècles. L'argile locale constituait un matériau de premier choix pour le bâtiment. La présence de quantité de briqueteries permanentes ou temporaires en témoignait au début du xxe siècle, époque où la commune se développait beaucoup. Dans l'histoire de Mons, le meilleur exemple de briqueterie temporaire est donné par celle qui fut installée sur le site du fort pendant sa construction en 1878-1880. La plus importante des briqueteries monsoises sans doute et la dernière en activité fut la briqueterie Virnot qui appartenait à une famille alors propriétaire d'une grande partie du sol de la commune. Elle était installée sur la route de Roubaix, à la Pilaterie, à hauteur du cimetière actuel. Dans les années 1950 on voyait encore, le long de la route, les séchoirs de plein air sous lesquels les briques mûrissaient avant la cuisson.

 

 

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C ou le col du goulot pour la salle de La Goulette.

 

C'est l'un des noms de lieux les plus pittoresques de Mons. Celui-ci se trouvait rue Faidherbe, près de la chapelle Sainte-Thérèse qui a survécu à la démolition de tout un côté de cette rue lors de la réalisation du Nouveau Mons. Le nom de Goulette avait été donné au café ouvert à cet endroit, avec billard, jeux de cartes et de boules, et aussi combats de coqs. Une ferme importante était installée près de là, on y accédait par la carrière Barbry, du nom des exploitants.

 

Si vous cherchez dans le Petit Larousse ce qu'est une goulette, vous ne la verrez pas. Par contre, le Littré et le Robert n'ignorent pas ce mot pratiquement oublié, alors que les goulot, goulotte et goulet qui lui sont proches continuent leur carrière. Deux interprétations paraissent possibles pour notre Goulette monsoise. Soit il existait à cet endroit une petite rigole, une goulette facilitant l'écoulement des eaux vers le fossé qui longeait sûrement la rue. C'est l'explication sérieuse. Soit le patron de l'estaminet du lieu, sachant que la goulette pouvait désigner une bouche, un gosier, a imaginé que ce mot à la fois rare et familier lui ferait une bonne enseigne. S'il en est ainsi, ce n'est pas si mal réussi, puisqu'on s'en souvient encore!

 

 

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D, c'est Ia salle du Sac au Dos.

 

Il y eut à cet emplacement, une ferme tenue en dernier lieu par la famille Cousin, expropriée en 1965 pour la construction de la ZUP. Cette ferme se trouvait approximativement entre la rue Voltaire et l'emplacement de l'actuelle salle Marie-Curie. Comment expliquer ce nom de Sac au Dos? Nous avons le choix entre trois thèses :

 

- Selon une tradition qui paraît ancienne, c'est là que les troupes ennemies venant du Nord, s'arrêtaient une dernière fois et posaient le « sac au dos » avant d'assiéger Lille.

 

- Une autre version, elle aussi d'origine militaire, vient du fait que les militaires du fort de Mons, lorsqu'ils étaient en manœuvres, faisaient leur halte habituelle à cet endroit.

 

- Pour Mme Élise Dubois-Cousin, fille des derniers exploitants de la ferme du Sac au Dos, l'expression serait née de l'habitude de l'un des ses aïeuls de dire à ses valets de ferme, quand il en était mécontent : « Fais sac au dos », autrement dit « quitte la maison ». « Sidonie du Sac au dos », fut la (dernière?) patronne du café du même nom - certains Monsois s'en souviennent - au coin des rues Gambetta et de l'An Quarante.

 

 

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F pour la salle déjà nommée : La Fermette.

 

En 1961, la ville faisait l'acquisition d'une partie de l'ancienne propriété Meignié qui comprenait une vaste demeure ainsi qu'une exploitation agricole. L'un des bâtiments de la ferme fut conservé et restauré : ce fut la première salle du centre aéré municipal. En raison de son style et de son origine, elle fut appelée « Fermette ».

 

Caudron JM

 

 

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