Association Historique de Mons-en-Baroeul. Active depuis 2000, elle rassemble plus de 150 membres. L'Association Historique de Mons en Baroeul organise des visite du fort de mons, des expositons et des publications

 

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Quand la rue du cimetière s'appelait déjà rue Montesquieu

Cette voie longeait dans sa plus grande partie le cimetière, qui faisait l’angle de cette rue, avec la rue du général de Gaulle. Il est question ici du «vieux cimetière», par rapport au «nouveau cimetière» ouvert en 1935. C’est à l’emplacement du vieux cimetière que fut implanté en 1971, le béguinage «les Mille Roses».

 

Cette rue avait une faible densité d’habitations, toutes implantées du côté pair, et trois entreprises y étaient installées.

 

La première était celle d’Emile De Goedt : si l’adresse professionnelle et d’habitation, était bien située sur la grand’route, il n’en reste pas moins que la plus grande partie de l’immeuble se situait rue Montesquieu, et qui plus est l’atelier de vannerie. M. De Goedt était vannier dans le domaine industriel, et il travaillait seul pour la confection de ses ouvrages. Il faisait encore partie de cette génération qui n’avait pas d’automobile, et donc c’est à son domicile qu’un véhicule venait prendre livraison de la marchandise commandée.

 

Ensuite, était implantée une entreprise dont l’activité avait plus directement trait à la proximité du cimetière.

 

Il s’agissait de l’entreprise Regolle-Desmet, au n° 2 de la rue Montesquieu, créée vers 1925, dont l’exploitation revenait à l’épouse, Marie, qui vendait essentiellement des bouquets de fleurs cultivées dans le jardin. Elle était aidée par son jeune fils, Eugène qui faisait les livraisons à vélo, ou en charrette à bras.

 

Le mur en plaques de ciment délimitait dans les années 40, les propriétés Virnot-Piat à droite, et Poissonnier à gauche, et l’on peut dire que pour cette dernière, il n’y avait à ce moment là qu’une séparation toute symbolique, faite de quelques arbustes facilement franchis.

 

Mme Marie Regolle posant devant son magasin

avec quelques membres de la famille Messelier de Mons-en-Baroeul

Certaines plantes étaient cultivées en serre, mais on pouvait aussi y déguster à l’automne, du raisin, dont Marie semblait être particulièrement gourmande.

 

Le commerce de fleurs fut abandonné dans les années 40 et remplacé par l’exploitation horticole du fils, Eugène Regolle, jusqu’en 1985.

 

Ici sont présents, M. Poissonnier, son épouse, ses trois enfants avec quelques personnes du voisinage.

M. Poissonnier avait été président de la délégation municipale de 1944 à 1945, et maire de Mons de 1947 à 1950. Mais revenons au magasin de fleurs de Mme Regolle : il se situait quasiment face à l’entrée du cimetière dans la rue Montesquieu. C’était un magasin très rudimentaire, tel qu’on peut l’imaginer à l’époque, sans les baies vitrées et éclairages que nous connaissons de nos jours.

 

Tout de suite après l’exploitation horticole venait au n° 4 de la rue, l’établissement Théophile Declercq, marbrier, activité propre à la proximité du cimetière.

 

C’est Monsieur Declercq qui travaillait la pierre, tandis que son épouse s’occupait de la clientèle et de la comptabilité. Monsieur Declercq se faisait aider parfois d’un ouvrier notamment pour graver les noms sur les monuments. Les outils de travail nous paraîtraient bien dépassés de nos jours, avec les treuils et les palans.

 

Bien que ce cimetière soit appelé à disparaître dans un temps qui était inconnu à l’époque, certaines familles continuèrent à faire poser sur la tombe de leurs disparus, des monuments funéraires. A partir de chez Declercq, les dalles étaient posées sur des rouleaux et deux personnes les faisaient avancer avec des barres jusqu’à l’endroit voulu dans le cimetière, système très archaïque.

 

Une autre solution était le louage d’un charretier, qui venait avec chariot et cheval. Le monument était alors placé dans la charrette. Comme on peut le constater sur la photo, la rue était en mauvais état à cet endroit et bien que présentant un modeste raidillon, celui-ci était suffisant pour handicaper le départ, et faire tomber à genou le cheval qui n’arrivait pas à prendre suffisamment d’élan pour tirer le chargement.

 

Annie Delatte – novembre 2006

 

 

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