Association Historique de Mons-en-Baroeul. Active depuis 2000, elle rassemble plus de 150 membres. L'Association Historique de Mons en Baroeul organise des visite du fort de mons, des expositons et des publications

 

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Mémoire vivante

 

Au temps des Trams

En 2009 sera célébré le centenaire du Grand Boulevard et du Mongy. Dans deux ans, l'association historique fêtera cet anniversaire lors des Journées du Patrimoine et espère pouvoir donner un retentissement important à cet événement. Merci aux lecteurs qui souhaiteraient s'associer à ce projet ou apporter des documents. Robert Voisin et Robert Taymans, deux adhérents de l'association historique, vous font partager ieur passion pour ies trams et notamment celui qui circula à Mons en Barœul.

 

Le type Francq en 1880 I au dépôt du Lion D'Or,

Les premiers tramways qui, en 1876, s'arrêtaient au Pont du Lion d'Or en provenance de Lille, étaient tirés par des chevaux. Puis cette ligne, dite F, fut étendue jusqu'à Roubaix le 2 juillet 1880, avec des trains comprenant un tracteur à vapeur et une ou deux remorques. La vitesse ne dépassait pas 8 km/h en ville et 20 km/h hors agglomérations. Des contestations s'élevèrent. Certains protestaient pour la gêne occasionnée lors de l'entrée ou de la sortie des propriétés. D'autres parce que les chevaux des voitures particulières étaient effrayés. D'autres encore en raison de l'encombrement de la chaussée par les remorques décrochées au moment des changements de tracteur. Il fallait, en effet, reconstituer, tous les 15 km, la réserve d'eau surchauffée. Ces trams à vapeur avaient la particularité de n'avoir pas de foyer, c'est-à-dire qu'ils ne produisaient pas eux-mêmes la vapeur comme une locomotive classique.

 

Ils étaient rechargés en vapeur notamment au dépôt du Lion d'Or à l'extrémité de la rue Daubresse Mauviez devenue rue du Général de Gaulle. Un système qui n'a connu qu'une existence éphémère. Les municipalités de Mons en Barœul, Wasquehal et Croix, appuyées par des conseillers municipaux de Lille, demandèrent le remplacement des tracteurs et le retour à des attelages de chevaux.Mais l'habitude prit le dessus et les protestations cessèrent. Les tramways changèrent plusieurs fois de couleur. De bleus à l'origine, ils devinrent vert wagon en 1896. Il y eut des trains directs électriques Lille-Roubaix de couleur crème, de 1906 à 1914 et à partir de 1929 ce sont le jaune et vert jardin qui furent adoptés.

 

L électrification des 1903.

L'électrification du réseau, décidée le 2 août 1900, devint effective pour le F le 26 juin 1903. Les remorques à tracter et le profil plus dur de la ligne F nécessitèrent des motrices de 100 CV contre 40 CV sur le reste du réseau. À la fin de la guerre 1914-1918, il ne restait plus que quelques dizaines de tramways intacts, au lieu des 201 motrices et 103 remorques d'avant. On répara d'abord, sans transformations importantes, ce qui pouvait l'être. En 1923, 110 motrices et 25 remorques avaient été reconstituées. Ensuite, 59 autres motrices furent non seulement réparées, mais également rallongées (ce projet datait de 1914), pour constituer la nouvelle série 900 à 958. Les dernières de cette série roulèrent jusqu'en 1956. Sur le F, il n'y eut plus que ce modèle, jusqu'à l'arrivée des nouveaux modèles 800. En 1929 apparurent les 18 tramways à six roues (n° 700 à 71 7), mais non destinés à la ligne F. Après le prototype n° 800, sorti en 1934, 81 motrices neuves furent mises en service en 1935-1936: les n° 801 à 881, dont les 16 dernières (n° 866 à 881), plus puissantes (120 CV), étaient réservées à la ligne F qui conserva quand même quelques numéros 900 pour les services navettes. Pendant la guerre 1939-1945, la ligne F fut coupée par un dynamitage du pont de Croix en 1940, ce qui nécessitait un transbordement des voyageurs.

 

Six voitures ont survécu.

La Compagnie Générale Industrielle des Transports (CGIT) qui avait succédé aux Tramways Electriques de Lille et Banlieue (TELB) le 1er janvier 1956, arrêta l'exploitation du F à la mi-juillet. La ville de Mons-en-Barceul continua d'être desservie par le I barré, créé en 1952, avec un terminus au Petit Wasquehal, où un bus de l'ELRT remplaça le F jusqu'à Roubaix. Le I barré fut remplacé par le Hl barré le 1 er août 1964, lui-même supplanté par l'autobus 1 le 1 7 janvier 1965. Les trams à Mons, c'était fini !

Les derniers tramways lillois cessèrent de circuler le 29 janvier 1966 et furent démolis au dépôt du Lion d'Or. Six échappèrent à l'anéantissement, dont trois des seize plus puissants du F. Le 881 est au musée de Malakoff. Le 874, qui termina sa carrière sur le B, fut rééquipé de plaques I et I barré (à défaut de plaques F?) avant sa livraison au musée du Train à Mulhouse. Le 877 est resté à Lille, il fut visible quelque temps devant, puis dans l'ancienne Foire commerciale. Où est-il remisé maintenant? Les trois autres rescapés se trouvent à Pithiviers, le 551 de 1902, remis en son état et ses couleurs d'origine; à Malakoff, le 701 (avec le 881) et à Bruxelles, le 71 7 qui, dans cette ville, y circulait de temps à autre pour des touristes. Cela se fait-il encore?

 

Cette photo montre deux de nos adhérents, Robert Voisin à gauche et Robert Taymans à droite (les auteurs de l'article) .

On les voit à Mulhouse à la Cité du Train devant le tramway n°874 qui circulait à Mons-en-Barœul.

Ce tramway n'était plus visible début 2007 quand j'y suis passé, qu'est-il devenu ?

 

 

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